- Utiliser les outils du cluster (4W, gaps).
- Animer une réunion de coordination.
- Gérer les relations avec les autorités et les militaires.
1Les outils du cluster
- Le 4W (qui fait quoi, où et quand ; parfois 5W avec « pour qui ») : chaque partenaire déclare ses activités par zone ; le cluster en tire des cartes de présence et de couverture.
- L'analyse des gaps : comparer les besoins (personnes dans le besoin, sévérité) et la couverture pour orienter les partenaires vers les zones oubliées.
- Les standards et guides techniques du cluster : composition des kits, montants des transferts, protocoles, adaptés de Sphère au contexte.
- Le tableau de bord mensuel : personnes atteintes par rapport aux cibles du HRP.
Remplir le 4W à temps n'est pas une formalité : c'est ce qui rend votre travail visible et permet de défendre le financement de votre zone.
2Une réunion de coordination utile
- Un ordre du jour envoyé à l'avance, avec des décisions à prendre, pas seulement des tours de table.
- Des données partagées avant (cartes 4W, gaps) pour discuter de solutions plutôt que de lire des chiffres.
- Un compte rendu court avec les décisions, les responsables et les échéances, partagé dans les 48 heures.
- Des réunions dans une langue comprise par les acteurs locaux, avec traduction si besoin, à des heures et lieux accessibles.
- Des co-facilitateurs issus d'ONG, y compris nationales, aux côtés de l'agence chef de file.
3Autorités, militaires et acteurs locaux
Autorités : les associer aux réunions, partager les plans et les données agrégées, respecter les procédures (autorisations, enregistrement), tout en préservant l'impartialité (ce sont les besoins qui décident des listes, pas les affiliations).
Coordination civilo-militaire (UN-CMCoord, animée par OCHA) : dialogue nécessaire pour la sécurité et l'accès, mais distinction claire entre humanitaires et militaires. Les moyens militaires ne sont utilisés qu'en dernier recours (Directives d'Oslo pour les catastrophes, directives MCDA pour les conflits), sous contrôle civil, sans escorte par défaut.
Localisation : les organisations nationales et locales connaissent le terrain et restent après la crise. Les associer à la direction des clusters, partager les financements (le Grand Bargain a fixé l'objectif d'au moins 25 % des fonds aussi directement que possible aux acteurs locaux) et renforcer leurs capacités fait partie d'une bonne coordination.
L'escorte militaire proposée
Zone de conflit, réunion de coordination de district
Vous co-facilitez le groupe de coordination du district pour une ONG nationale.
L'armée nationale propose d'escorter tous les convois humanitaires vers une zone reprise récemment. Certains partenaires veulent accepter pour aller plus vite. Les autorités demandent aussi la liste nominative des bénéficiaires.
Décision 1 sur 3Comment traitez-vous la proposition d'escorte ?
Décision 2 sur 3Que répondez-vous à la demande de liste nominative des bénéficiaires ?
Décision 3 sur 3Comment rendre le groupe de coordination plus inclusif pour les ONG locales ?
Ce qu'il faut retenir
Coordonner, c'est aussi défendre ensemble les principes face aux militaires et aux autorités, protéger les données et faire de la place aux acteurs locaux.
Exercice d'application : préparer une réunion
Vous co-facilitez la réunion mensuelle du cluster dans votre district. Rédigez un ordre du jour de 60 minutes avec trois décisions à prendre, puis un modèle de compte rendu (décisions, responsables, échéances).
À retenir
- Le 4W rend l'action visible et révèle les gaps.
- Une bonne réunion produit des décisions, des responsables et des échéances.
- Moyens militaires en dernier recours, sous contrôle civil, distinction claire.
- Associer les acteurs locaux à la direction et au financement de la réponse.
Quiz du jour
3 questions pour vérifier vos acquis. Répondez à toutes pour valider le jour.