- Respecter les règles de conformité du bailleur.
- Suivre le budget et demander un avenant à temps.
- Préparer les rapports, l'audit et la clôture.
1Conformité
- Éligibilité des dépenses : pendant la période du contrat, prévues au budget, réelles, justifiées par des pièces originales.
- Achats : seuils et procédures du bailleur (nombre de devis, appel d'offres), comité d'achat, absence de conflit d'intérêts.
- Vérification des listes de sanctions pour les fournisseurs et partenaires, selon les exigences du bailleur.
- Visibilité : logos et mentions exigés, sauf quand la sécurité impose la discrétion (à négocier par écrit).
- Sous-subventions : les règles du bailleur s'appliquent aussi aux partenaires ; prévoyez un accord écrit, une évaluation de capacité et un suivi financier.
2Suivi budgétaire et avenants
Chaque mois, comparez les dépenses réelles au budget (rapport « budget contre réel », BvA) par ligne et calculez le taux de consommation par rapport au temps écoulé. Les bailleurs autorisent en général des transferts entre lignes jusqu'à un certain pourcentage (souvent de 10 à 20 % selon le contrat) ; au-delà, il faut un avenant écrit et approuvé avant la dépense.
Si le projet prend du retard, demandez une prolongation sans coût supplémentaire (no-cost extension) bien avant la date de fin, souvent au moins un mois avant selon le contrat, en expliquant les raisons et le nouveau calendrier.
3Rapports, audit et clôture
- Rapports narratifs : résultats par rapport aux indicateurs, écarts expliqués, histoires de changement, défis et leçons apprises.
- Rapports financiers : dépenses par ligne, cohérentes avec la comptabilité et le rapport narratif.
- Audit : classez les pièces justificatives par ligne budgétaire dès le début ; un audit se prépare tous les jours, pas la veille.
- Clôture : derniers paiements, inventaire et transfert des équipements selon les règles du bailleur, rapport final, remboursement des fonds non utilisés, archivage des documents pendant la durée exigée par le contrat (souvent 5 ans ou plus).
Six mois, et 40 % du budget dépensé
Projet multisectoriel en cours
Vous êtes responsable des subventions. Au mois 6 sur 12, le suivi budget contre réel montre 40 % de dépenses et des lignes très déséquilibrées.
Les achats de matériel sont en retard ; la ligne carburant est déjà à 90 % ; un fournisseur propose de « facturer maintenant et livrer plus tard ».
Décision 1 sur 3Que faites-vous de l'offre du fournisseur ?
Décision 2 sur 3La ligne carburant est à 90 % à mi-parcours. Votre réaction ?
Décision 3 sur 3Le projet ne pourra pas finir à temps. Quand demander une prolongation sans coût ?
Ce qu'il faut retenir
Suivi mensuel, respect de l'éligibilité, réallocations dans les règles et anticipation des avenants : c'est ce qui évite les coûts rejetés.
Exercice d'application : analyser un rapport budget contre réel
Au mois 4 sur 12, votre ligne « transport » est consommée à 70 % et la ligne « formations » à 5 %. Rédigez en 5 lignes votre analyse (causes probables, risques) et les mesures : correction, réaffectation dans la limite autorisée, ou demande d'avenant au bailleur.
À retenir
- Pas de dépense hors budget sans accord écrit préalable.
- Le rapport budget contre réel est mensuel, pas trimestriel.
- Une prolongation se demande tôt, avec un calendrier révisé.
- L'audit se prépare dès le premier jour du projet.
Quiz du jour
3 questions pour vérifier vos acquis. Répondez à toutes pour valider le jour.