ONG internationale · Épreuve écrite de recrutement
Étude de cas
Conseiller(ère) accès humanitaire
- Lieu d'affectation
- Région de Tillabéri (Niger)
- Durée
- 120 min
- Barème
- 100 points
- Seuil d'admission
- 60 %
- Profil
- Senior, 7 ans d'expérience ou plus en zone de conflit
Consignes
- L'épreuve dure 120 minutes. Elle est notée sur 100 points ; le seuil d'admission à l'entretien est de 60 points.
- Vous préparez une négociation avec un groupe armé non étatique (GANE-A) qui contrôle une zone rurale où 42 000 personnes ont besoin d'assistance alimentaire.
- Calculatrice autorisée. Montrez vos calculs.
- Toute aide extérieure (personne, intelligence artificielle) est interdite.
- Le scénario, les acteurs et les chiffres sont fictifs.
Épreuve d'entraînement originale, construite sur le format des tests écrits des agences des Nations unies et des ONG internationales. Le contexte et les chiffres sont fictifs.
Documents fournis
| Mois | Restriction de mouvement | Ingérence dans les activités | Violence contre le personnel ou les biens | Engins explosifs | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| Avril | 3 | 1 | 1 | 0 | 5 |
| Mai | 4 | 2 | 0 | 1 | 7 |
| Juin | 6 | 4 | 1 | 1 | 12 |
| Juillet | 5 | 6 | 2 | 0 | 13 |
| Août | 7 | 8 | 1 | 2 | 18 |
| Septembre | 6 | 9 | 3 | 1 | 19 |
Auteurs présumés sur la période : GANE-A 41 incidents ; forces de défense et autorités 23 ; criminels ou inconnus 10. Sur les 30 ingérences : 21 du GANE-A (demandes de listes, taxes, choix des bénéficiaires), 9 des autorités (demandes de listes, escortes imposées). Le nombre d'ONG qui rapportent est passé de 6 à 9 en juillet.
- GANE-A : contrôle les villages de la zone ; cherche à être reconnu localement comme autorité juste ; prélève une « taxe » sur le bétail ; sensible à l'avis des chefs religieux et des commerçants.
- Autorités administratives et forces de défense : imposent une escorte armée sur deux axes ; soupçonnent les ONG qui dialoguent avec le GANE-A.
- Chefs coutumiers et religieux : respectés par les deux parties ; demandent une aide pour tous les villages, y compris ceux des éleveurs.
- Autres ONG : deux d'entre elles paient discrètement une « taxe de passage » au GANE-A.
Le commandant accepte l'assistance « si tout le monde est servi ». Il pose quatre conditions : (1) 10 % des vivres remis à ses combattants ; (2) ses représentants choisissent les bénéficiaires ; (3) aucun véhicule ne vient avec une escorte militaire ; (4) 50 000 FCFA de taxe par camion.
- Aucun paiement à une partie au conflit ; aucun détournement de l'aide.
- Pas d'escorte armée, sauf en dernier recours et selon les lignes directrices de l'IASC sur les escortes armées.
- Les contrats des bailleurs interdisent de fournir des ressources à des groupes désignés ; la direction juridique doit être consultée.
- Le dialogue avec tous les porteurs d'armes est autorisé, à des fins exclusivement humanitaires, et les autorités sont informées de son principe.
Résultat
0 sur 100
Notez honnêtement chaque réponse avec la grille du jury : le total se calcule automatiquement.
Erreurs fréquentes qui coûtent des points
- Conclure à une aggravation de 108 % sans voir que le nombre d'ONG qui rapportent a augmenté.
- Accepter un prélèvement « symbolique » ou une taxe pour obtenir l'accès.
- Remettre des listes de bénéficiaires à une partie au conflit.
- Négocier des lignes rouges que la direction n'a pas fixées.
- Refuser toutes les conditions sans chercher d'îlot d'accord.
- Dénoncer publiquement les ONG qui paient.
Références utiles
- Centre de compétences sur les négociations humanitaires (CCHN), manuel de terrain sur la négociation humanitaire
- IASC, lignes directrices non contraignantes sur l'utilisation d'escortes armées pour les convois humanitaires
- Résolution 46/182 de l'Assemblée générale des Nations unies et principes humanitaires (humanité, neutralité, impartialité, indépendance)
- Conventions de Genève, article 3 commun