ONG internationale · Épreuve écrite de recrutement
Étude de cas
Coordinateur(trice) SMSPS
- Lieu d'affectation
- Les Cayes, département du Sud (Haïti)
- Durée
- 120 min
- Barème
- 100 points
- Seuil d'admission
- 60 %
- Profil
- Senior, psychologue ou psychiatre, 6 ans d'expérience ou plus dont 3 en urgence
Consignes
- L'épreuve dure 120 minutes. Elle est notée sur 100 points ; le seuil d'admission à l'entretien est de 60 points.
- Contexte : trois mois après un séisme (fictif) qui a fait 340 morts ; 85 000 personnes touchées dans la zone du programme.
- Calculatrice autorisée. Montrez vos calculs.
- Toute aide extérieure (personne, intelligence artificielle) est interdite.
- Les données et les cas sont fictifs. Les hypothèses de planification sont celles du groupe de travail SMSPS de l'épreuve.
Épreuve d'entraînement originale, construite sur le format des tests écrits des agences des Nations unies et des ONG internationales. Le contexte et les chiffres sont fictifs.
Documents fournis
| Indicateur | Mois 1 | Mois 2 | Mois 3 |
|---|---|---|---|
| Personnes ayant reçu les premiers secours psychologiques (PSP) | 2 400 | 1 900 | 900 |
| Participants aux groupes de soutien communautaires | 600 | 1 400 | 2 100 |
| Personnes suivies par les conseillers (fin de mois) | 120 | 260 | 410 |
| Orientations vers les soins spécialisés | 15 | 48 | 95 |
| En attente de consultation spécialisée (fin de mois) | 8 | 31 | 74 |
Orientations du mois 3 : psychose 9 ; épilepsie 6 ; dépression sévère avec idées suicidaires 22 ; consommation d'alcool 18 ; détresse modérée 40.
Ressources : 1 psychiatre (12 nouveaux patients par semaine pour le programme) ; 4 psychologues ; 18 conseillers non spécialistes formés à une intervention psychologique brève ; 40 relais communautaires. Norme du programme : 20 personnes suivies au plus par conseiller.
Hypothèses de planification : 3 à 4 % de troubles sévères ; 15 à 20 % de troubles légers à modérés.
- Cas A : une conseillère rapporte qu'une adolescente de 15 ans lui a confié des abus sexuels commis par un relais communautaire du programme.
- Cas B : un journaliste, envoyé par le service communication du siège, veut filmer une séance de groupe pour une campagne de collecte de fonds.
- Cas C : 6 des 18 conseillers demandent un congé ; plusieurs disent « ne plus dormir » depuis qu'ils écoutent les récits des familles.
- Une séance unique et obligatoire de « débriefing psychologique » pour tous les rescapés.
- Distribution systématique de benzodiazépines aux personnes « stressées » dans les centres de santé.
- Affichage au centre communautaire de la liste des personnes « traumatisées », pour faciliter le suivi.
- Ouverture d'un « centre du trauma » séparé des services de santé.
Résultat
0 sur 100
Notez honnêtement chaque réponse avec la grille du jury : le total se calcule automatiquement.
Erreurs fréquentes qui coûtent des points
- Présenter les PSP comme un traitement ou le débriefing unique comme une bonne pratique.
- Laisser des personnes avec idées suicidaires sur une liste d'attente.
- Demander à la conseillère d'enquêter sur le relais ou de confronter l'auteur présumé.
- Calculer la couverture sans prudence sur les hypothèses de planification.
- Répondre à l'engorgement uniquement en demandant un second psychiatre, sans triage ni délégation des tâches.
- Ignorer l'épuisement de l'équipe.
Références utiles
- IASC, directives sur la santé mentale et le soutien psychosocial dans les situations d'urgence (pyramide d'intervention)
- OMS, War Trauma Foundation et World Vision International, premiers secours psychologiques : guide pour les acteurs de terrain
- OMS et HCR, guide d'intervention humanitaire mhGAP
- IASC, six principes fondamentaux relatifs à l'exploitation et aux abus sexuels